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Technologie sélective : ce que j’adopte, ce que je refuse

Stack & méthode

Mon principe de tri.

Je ne suis pas anti-tech. Je suis pro-tech sélective. La différence est immense.

Voici le critère que j’applique à chaque outil avant de l’adopter : amplifie-t-il une capacité humaine que je possède déjà, ou prétend-il la remplacer ?

Ce que j’adopte

Les LLM locaux pour écrire des brouillons d’articles. J’écrivais déjà des articles avant. Le LLM accélère le brouillon initial, je garde la décision sur la forme finale.

Les scripts WP-CLI pour automatiser le déploiement multi-sites. Je savais déjà administrer un site WordPress. Le script m’évite de répéter quinze fois la même séquence de commandes.

Les newsletters mail. Je savais déjà écrire pour un lecteur. La newsletter prolonge cette compétence.

L’auto-hébergement. Je savais déjà ce qu’est un serveur. L’auto-hébergement me rend propriétaire de mes opérations.

Ce que je refuse

Les outils qui prétendent “penser à votre place” : assistants de productivité magiques, agents qui prennent vos décisions, plateformes qui résument vos réunions pour que vous puissiez en faire encore plus. Ces outils ne vous remplacent pas par de la machine — ils vous remplacent par une version dégradée de vous-mêmes qui ne sait plus ce qu’elle fait.

Les notifications push. Elles remplacent l’attention par la réaction. Je ne veux pas être un système réactif. Je veux être un système qui décide quand il regarde quoi.

Les réseaux sociaux pour le contenu pro. Ils prétendent remplacer le lien direct éditeur-lecteur par un algorithme. Ça marche pour 0,5% de créateurs et ruine 99,5% des autres en attention dépensée pour rien.

Les SaaS qui ne libèrent pas mes données dans un format ouvert. Si je ne peux pas exporter mes données et les rouvrir dans un autre outil, ce n’est pas mon outil, c’est ma prison.

La méthode pratique

Avant d’adopter un outil, je me pose les trois questions suivantes :

  1. Quelle capacité humaine est concernée ? (Écrire ? Décider ? Mémoriser ? Communiquer ?)
  2. L’outil l’amplifie ou la remplace ? Si je laissais l’outil pendant trois mois, est-ce que ma capacité se renforcerait ou s’atrophierait ?
  3. Que se passe-t-il si l’outil disparaît demain ? Ai-je toujours une activité ou plus rien ?

Cette grille simple a éliminé 80% des outils dont je me croyais incapable de me passer. Et m’a fait économiser à peu près 250 € mensuels d’abonnements inutiles. Plus du temps. Beaucoup de temps.